La participation citoyenne était, à juste titre, l’une des préoccupations majeures de l’ensemble des groupes politiques de notre commune à la veille des élections de 2018. Quel bilan pouvons-nous tirer après trois ans de législature ?
Mais qu’entend-on réellement par « participation citoyenne ». Il s’agit en fait du processus d’engagement de citoyens « lambda », agissant seuls ou collectivement, afin d’influer sur leur vie communautaire.
Au niveau communal, il existe toute une panoplie de possibilités permettant d’impliquer concrètement les citoyens dans leur recherche d’une vie locale plus agréable. Citons pêle-mêle : la Commission Consultative d’Aménagement du Territoire et de Mobilité, le Plan Communal de Développement de la Nature, la Commission Locale de Développement Rural, le Comité de Rénovation de Quartier, le Conseil Consultatif des Aînés, le budget participatif …
Ces outils ne sont pas anodins ! Au contraire, ils sont essentiels ! Ils existent depuis de nombreuses années et ont déjà montré leur efficacité dans des projets qui ont débouché sur de belles réussites (voies lentes, presbytère de Ruette…).
La question que l’on est en droit de se poser est : pourquoi tous ces outils n’ont-ils pas été réactivés et encouragés dès les premiers mois de la législature ? Pourquoi n’a-t-on pas donné tout le crédit nécessaire à ces organes qui sont là pour recueillir les avis de la population, l’impliquer et guider les politiques vers les priorités de nos concitoyens pour une vie communale meilleure ?
Un exemple marquant : le Plan Communal de Développement Rural. C’est un plan, à durée de vie limitée, qui fixe les objectifs de développement de la commune, qui met en place des projets concrets en bonne entente avec les citoyens, afin d’obtenir des subsides qui, in fine, viseront à améliorer notre cadre de vie, protéger la ruralité, etc … Le dernier PCDR s’est éteint fin 2018. Pourquoi n’a-t-on pas dès l’entame de cette nouvelle législature mis en route le processus de relance d’un nouveau plan ? Avec les démarches nécessaires et le temps perdu depuis plus de trois ans, il y a fort à parier qu’aucun projet concret ne verra le jour durant cette législature. C’est fort dommageable pour notre commune.
Dommageable mais finalement guère étonnant de la part d’une majorité qui a entamé son mandat en consacrant beaucoup d’efforts à essayer d’exclure les membres de la minorité d’un maximum d’organe de réflexion et de concertation. N’oublions pas que la minorité représente tout de même un grand nombre de nos concitoyens qui, eux aussi ont le droit de faire entendre leurs idées, qui eux aussi ont envie de s’investir pour un cadre de vie meilleur.
Mais malgré cette première moitié de mandat chaotique, le mouvement Citoyens se veut positif et constructif ! Nos élus, nos membres, nos sympathisants sont plus que jamais disponibles et enthousiastes quant à une implication active dans le réveil de cette participation citoyenne car nous restons convaincus que quand une ville accumule autant de difficultés et de problèmes, la principale piste de solution réside dans la mobilisation de TOUTES ses forces vives. La majorité doit en prendre conscience et agir en ce sens !
La page Facebook, le site de la Ville (quand il sera réellement prêt) sont de bons outils pour informer la population, pour « faire descendre » les infos mais il est grand temps de comprendre que la participation citoyenne doit « faire monter » les idées, les avis de nos concitoyens vers nos élus. Si cela avait été fait plus tôt, il y a fort à parier que certains projets n’auraient pas été abandonnés, certaines priorités auraient été revues… Notre commune appartient à ses habitants, pas à ses élus !
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